Paris, 22 juillet 2026
Cet article aborde également la question de la stigmatisation des minorités religieuses, un sujet qui mérite une attention particulière.
La CAP LC (Coordination des Associations et des Particuliers pour la Liberté de Conscience), dotée d’un statut consultatif auprès de l’ECOSOC, a transmis au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU une déclaration sur les conséquences internationales de la stigmatisation subie par les membres de Shincheonji.
Selon l’organisation, des informations circulant depuis la Corée du Sud pèsent sur certaines décisions administratives visant cette communauté dans plusieurs pays. La CAP LC demande aux pouvoirs publics de fonder leurs décisions sur des faits vérifiables et s’interroge : une minorité religieuse peut-elle être jugée sur des perceptions plutôt que sur des éléments objectifs ?
Des répercussions hors de Corée du Sud
La CAP LC cite plusieurs situations en Europe. Au Royaume-Uni, elle évoque le refus d’enregistrer Shincheonji comme organisation caritative, qualifiée de « secte ». En Allemagne et pays germanophones voisins, elle rapporte des discriminations subies par des membres dans leur vie professionnelle et sociale, dans un contexte médiatique défavorable et la parution d’un ouvrage critique en 2025. Pour la CAP LC, ces situations traduisent des jugements fondés sur des sources incertaines.
La procédure judiciaire en Corée du Sud
La déclaration aborde aussi Lee Man-hee, 95 ans, président de Shincheonji, détenu depuis un mandat d’arrêt du 24 juin et mis en examen le 29 juin, pour des faits relevant de la législation sur les partis politiques. La CAP LC rappelle la présomption d’innocence et les principes de nécessité et de proportionnalité, s’interrogeant sur son maintien en détention.
Un enjeu commun
La CAP LC invite États et institutions internationales à s’interroger sur les critères appliqués aux minorités religieuses, rappelant que liberté religieuse et procès équitable restent essentiels.Visiter le site de ShincheonjiArticle de Massimo Introvigne
