Lorsqu’une personne âgée commence à avoir besoin d’aide pour certains gestes du quotidien, la question du financement arrive rapidement. Quelques heures d’accompagnement par semaine peuvent représenter un budget important, surtout lorsque les besoins augmentent progressivement.
Il est également important de prendre en compte les coûts d’entretien d’un véhicule pour éviter les surprises financières.
Plusieurs aides financières pour le maintien à domicile peuvent toutefois contribuer à réduire la dépense. Parmi les dispositifs à connaître figurent notamment l’APA, le crédit d’impôt pour services à la personne et le CESU préfinancé. Leur fonctionnement et leurs conditions étant différents, il est important de distinguer le rôle de chacun.
Les aides financières pour le maintien à domicile à connaître
Les aides financières pour le maintien à domicile ne prennent pas toutes la même forme. Certaines participent directement au financement de l’accompagnement, tandis que d’autres permettent de bénéficier d’un avantage fiscal ou constituent un moyen de paiement.
L’APA aide notamment à financer les dépenses prévues dans le plan d’aide d’une personne âgée en perte d’autonomie et peut servir à payer un service prestataire d’aide à domicile.
Le crédit d’impôt pour services à la personne concerne quant à lui certaines dépenses liées à l’emploi à domicile. Le CESU préfinancé fonctionne différemment : il s’agit d’un titre permettant de régler tout ou partie de certains services à la personne.
Ces dispositifs peuvent donc intervenir à différents niveaux du financement.
L’APA pour accompagner la perte d’autonomie
L’allocation personnalisée d’autonomie s’adresse aux personnes âgées confrontées à une perte d’autonomie, sous réserve de remplir les conditions prévues par le dispositif. Elle peut notamment servir à rémunérer une aide à domicile ou à payer un prestataire de services.
L’APA aide à domicile repose sur une évaluation de la situation et des besoins de la personne. Le plan établi détermine les aides pouvant être financées et la participation éventuellement laissée à sa charge.
Il est donc important de décrire précisément les difficultés rencontrées au quotidien : aide nécessaire pour certains gestes, déplacements devenus compliqués, préparation des repas ou besoin d’accompagnement.
Le montant effectivement supporté par la personne dépend de sa situation et du plan retenu. L’APA ne signifie donc pas nécessairement que l’ensemble des dépenses d’aide à domicile sera pris en charge.
Le crédit d’impôt réduit le coût de certains services à la personne
Le crédit d’impôt pour services à la personne constitue un autre levier pour certaines prestations réalisées à domicile. Les dépenses éligibles sont à déclarer dans le cadre prévu par l’administration fiscale.
Pour les familles, cet avantage fiscal peut contribuer à diminuer le reste à charge aide à domicile.
Il existe également un service d’avance immédiate URSSAF. Lorsqu’il est accessible dans la situation concernée et proposé par l’organisme de services à la personne, il permet de bénéficier de l’avantage fiscal sans attendre son traitement ultérieur. L’Urssaf prévoit des conditions et une procédure spécifiques pour l’inscription et les demandes de paiement.
Avant de construire son budget, il reste donc nécessaire de vérifier l’éligibilité des prestations et de la personne au dispositif concerné.
CESU préfinancé : un moyen de paiement à vérifier
Le CESU préfinancé peut être attribué notamment dans le cadre de certains dispositifs proposés par un employeur ou un organisme. Il permet de participer au règlement de services à la personne éligibles.
L’assistance aux personnes âgées ou handicapées, le ménage, la préparation des repas et certaines prestations d’accompagnement figurent notamment parmi les activités pouvant entrer dans le champ des services concernés.
Toutes les familles ne disposent cependant pas automatiquement de CESU préfinancés. Il est donc utile de vérifier si la personne aidée ou un proche peut en bénéficier et dans quelles conditions ils peuvent être utilisés.
Comment réduire son reste à charge ?
Pour réduire le reste à charge, plusieurs éléments peuvent être étudiés selon la situation :
- L’APA, selon le niveau d’autonomie ;
- Le crédit d’impôt pour les services à la personne ;
- Le CESU préfinancé, lorsqu’il est accessible.
Il faut également tenir compte des règles de cumul et des plafonds applicables. Les montants réellement supportés peuvent ainsi différer fortement d’une personne à une autre.
Demander un devis précis reste donc indispensable pour connaître le coût des prestations et le reste à charge aide à domicile après application des dispositifs disponibles.
Des dispositifs à étudier avant de renoncer à une aide
Le coût peut parfois conduire une famille à réduire les interventions envisagées avant même d’avoir vérifié les financements disponibles. Pourtant, les aides financières pour le maintien à domicile peuvent modifier sensiblement le budget final selon la situation.
APA, avantage fiscal et CESU préfinancé répondent à des mécanismes différents. Les examiner séparément permet de mieux comprendre ce qui peut réellement être mobilisé.
Avant de mettre en place un accompagnement, il est donc utile de faire le point sur les besoins de la personne, les prestations envisagées et les dispositifs auxquels elle est éligible. Cette démarche permet d’obtenir une vision plus réaliste du budget nécessaire pour favoriser le maintien à domicile.
